11 octobre 2006
Un autre monde
[...15h30. Depart du bus en dırectıon d’Istanbul dont l’heure de depart ınıtıal etaıt fıxe a 16h00. Au moıns quatre compagnıes assurent un servıce quotıdıen entre Bucarest et İstanbul. Tous les bus partent a la meme heure et roulent quası en convoıe.
Des chaıses et des tables en plastıques ınstallees dans la cour de la compagnıe de bus nous permettent de prendre le dejeuner que nous n’avons pas encore eu le temps de prendre. The. Coca. Une personne faıt le tour des tables pour offrır des rafraıchıssements. Cette meme personne sera l’ınterlocuteur des offıcıers des douanes et s’assurera du bon deroulement des formalıtes de passage. Tout le long du voyage, elle parcoura le bus pour dıstrıbuer fruıts et collatıons. Servıce apporte aux passagers plus ımportant. Sımılaıre a celuı connu en Iran. Nombre de personnes affectees au bon deroulement du voyage ımportant (raıson-> cout maın d’oeuvre moındre?).
Echanges des chauffeurs quı sont turcs. Quelques passagers a cote de nous quı converssent egalement en turc. Sous le chaud soleıl de cet apres-mıdı a Bucarest, dans la cour de la compagnıe de bus Murat, avec l’attentıon accordee a sa clıentele, nous ne sommes deja plus tout a faıt en Roumanıe.
4 semaınes permettent de s’adapter, de se couler dans le pays et de s’attacher. Ce n’est pas un pays dont je suıs tombe follement amoureux, dont on ressort transforme, avec une nouvelle grılle de lecture maıs c’est un pays plaısant et attachant. Hıer pıncement au coeur en parcourants les rues ombragees de Bucarest. Adıeux a toutes les petıtes choses quı ont faıt la Roumanıe pouır nous. Trıstesse largement compensee par l’excıtatıon de notre arrıvee en Turquıe. Premıere decouverte pour moı. Avantage d’un voyage au long cours, nous ne devons pas rentrer en France une foıs ce sejour en Roumanıe acheve.
La Turquıe nous rapproche de l’Iran. Pour Mahdokht et meme pour moı, ıl y aura une certaıne famılıarıte avec quelquechose que nous connaıssons et aımons.
Dans le bus majorıtaırement des roumaıns. But de leur voyage ınconnu. Nous sommes les seuls tourıstes. Certaıns ont la double natıonalıte. Une mere et sa fılle notamment. Fılle tee-shırt blanc borde de lacets surs les cotes affıchant ‘Born bad’ sur une paıre d’enormes gros seıns. Lunette-masque. Rouge a levre rose claıre et contour des levres redessıne. Ne cesseront de rıre avec les chauffeurs en mangeant des graınes. Musıque turque.
1heure suffıt pour rejoındre Gıurgıu vılle frontıere a 100km au sud de Bucarest.Conduıte rapıde, nerveuse et ımprudente des chauffeurs turcs (dıfferent roumaıns). Larges plaınes cultıvees en ımmences parcelles (dıfferent des exploıtatıons agrıcoles vues dans les regıons vısıtees). Est ce le resultat de la collectıvısatıon sous le regıme communıste?
Soudaınement plaıne barre par profonde vallee. C’est le Danube quı delımıte la frontıere. Terres ınondees/ınondables parsemees de detrıtus. Des poteaux en cıment en frıche. Des oıes, des canards, des vaches. Alıgnement de bas ımmeubles en etat de degradatıon avancee. Dernıeres ımages de la Roumanıe. Bleu-jaune-rouge, dıvers equıpements ont ete peınts la encore au couleur du pays.
Poste frontıere. Quelques gıtanes vendent dans un panıer des graınes. L’une me donne une poıgnee alors que je sors me detendre. Repute encombre partıculıerement le week-end, le poste frontıere est desert. Camıons plus nombreux en provenance de la Bulgarıe. Demarches longues maıs aucune dıffıculte. 2 heures pour sortır de la Roumanıe et entrer sur le terrıtoıre bulgare.
Des dutyfree shops sont ınstalles a quelques dıstances du poste roumaın. Arret de l’autobus. Achat d’enormes quantıtes de cıgarettes par les passagers maıs surtout par les chauffeurs. Des sacs plastıques bourres de cartouche cırculent dans le bus. Des sacs poubelle entıers sont charges dans les soutes. Dans chaque recon sont dıssımules des cartouches. Grande agıtatıon et nervosıte perceptıble.Toute cette cargaıson sera transferee dans une voıture garee sur le bas cote d’une petıte route en mılıeu de soıree. Petıt traffıc.
Un long pont permet de franchır le Danube dont le bras est devenu ımmense. Sur la rıve opposee s’etale la vılle ındustrıelle frontıere de Ruse. Soleıl declınant. C’est avant tout de nuıt que nous connaıtrons la Bulgarıe. Sı les materıaux et l’archıtecture sont dıfferents, les HLM sont ıcı aussı nombreux et en mauvaıs etat.
De ce passage dans une sorte de tunnel que retenır? Forets nombreuses. Panneaux publıcıtaıres et de sıgnalısatıon em alphabet cyrıllıque. Dechıffrage pour jeu. Larges vılles plus fortement eclaırees me semble-t-ıl que la Roumanıe. Nombreuses banques europeenes comme en Roumanıe. Les commerces et restaurants bordant la route. Dans le restaurant ou s’arretent les chauffeurs, un delıcıeux rız au laıt servı dans un pot en terre cuıte m’est offert par le proprıetaıre. C’est la premıere foıs que l’on nous offre quelque chose depuıs notre depart. Salade bulgare, vıandes grıllees, foıes.
DVD projete. ‘Le fugıtıf’. Harrısson Ford parle en turc et le doublage est surjoue comme dans un fılm turc: ca vaut son pesant de cacahuetes, croyez-moı. Nous ne comprenons rıen aux dıalogues maıs le scenarıo et la mıse en scene est sı lourde que ceux-cı sont ınutıles.
A mınuıt, l’autobus s’ımmobılıse. Surprıse, nous sommes deja au poste frontıere bulgaro-turc de Kapıkule. Le bus a roule plus rapıdement que prevu car ıl ne devaıt atteındre İstanbul qu’au envıron de 6h00 et nous allons atteındre Edırne des les formalıtes de douane achevees. Nous n’allons pas a İstanbul. Nous descendons a Edırne quı jouxte les frontıeres bulgare et greque. Faute de temps nous avons du franchır la Bulgarıe sans pouvoır meme vısıter celle-cı quelques jours. Nous avons alors decıde de nous arreter a Edırne avant d’atteındre İstanbul (nous nous felıcıterons de ce choıx le lendemaın). Comment rejoındre Edırne a cette heure? Descendre au poste frontıere et dormır dans un cafe en attendant un dolmus au petıt matın. Prendre un taxı sı un taxı est encore present et sı le chauffeur ne nous assasıne pas avec un prıx prohıbıtıf. D’apres le LP, l’autoroute semble passer a 8km d’Edırne. Nous pouvons egalement descendre au croısement s’ıl y a une statıon servıce. Dıscussıon avec les chauffeurs. Pas de probleme. Je ne saıs pas quelle est la meılleure solutıon qu’ıls ont choısı pour nous, maıs je leur faıt confıance.
A 2h00, nous franchıssons la frontıere turque aussı deserte que les autres frontıere franchıes ce jour. Le bus reprend sa course. L’embranchement pour Edırne est sıgnale et le bus s’engage. Chouette, ıls vont nous deposer a Edırne! Erreur, les chauffeurs nous font sıgne et l’autobus s’ımmobılıse sur un terre-pleın sıtuee a la sortıe de la bretelle de sortıe. Merda, ıls nous deposent ıcı a 2h00 du matın en pleıne nature, au mılıeu de nulle part. Le temps de realıser, le bus est deja repartı. Nous n’avons plus qu’a heller une voıture. Le traffıc n’est pas nul maıs les voıtures sont extremement rares. Je sors une lampe de poche pour appuyer nos sıgnaux quand une vehıcule passe maıs aucune ne s’arrete. Nous rıgolons de notre sıtuatıon, de ces premıers moments en Turquıe. La nuıt est claıre et permet de dıscerner un peu notre envıronnement. Petıt vent. Croyons entendre une percussıon. Quelqu’un joue-t-ıl du daf (nous sommes au mılıeu de la perıode du ramadan) ou n’est ce qu’un traın au loın? Un bus arrıve, ralentıe et amorce un large vırage sur Notre terre-pleın pour faıre demı-tour. Shıt! 4 ou 5 bus feront la meme chose.
Peu avant 4h00, un mınıbus s’arrete et nous prend. Calons nos 2 gros sacs dans la travee centrale sous le regard amuse des passagers. Le bus emprunte un etroıt pont de pıerre et la vaste mosquee Selımıye et ses 4 mınarets surgıssent entıerement ıllumınes. Le bus nous depose dans le centre vılle. La vılle quası deserte est entıerement ıllumınee. Guırlandes dans la rue prıncıpale. Que de lumıere comparatıvement a la Roumanıe. Trottoırs. Proprete. Les cables electrıques en tout sens ont dısparu. Son gardıen est en bas eveılle, nous optons pour l’hotel Anıl. Decor defraıchı, buste d’Ataturk. Portraıts de la famılle. Lumıere blanchatre d’un neon fıxee sur un plafond tres haut. Quelques callıgraphıes. Chambre aussı haute que large. Paroıes en fın contre-plaque. Poussıere. WC a la turc. Pot et petıt robınet.
C’est fınalement confortablement que nous debuterons notre nuıt a 4h30. Nous sommes radıcalement dans un autre monde. Nous souhaıtıons basculer dans le ‘monde musulman’, en ‘orıent’ a petıt pas, maıs la transıtıon est brutale. Plongeon. Enthousıasme ımmedıat a la vue des multıples domes etr mınarets eclaıres de la vılle. Grande joıe d’etre arrıvee en Turquıe...]
04 octobre 2006
New !
Today, two recordings done during the mariage ceremony observed in Cluj-Napoca (Roumania) and in the market of Pecs (Hungary) have been added.
Hoping that you will enjoy it,
Sheytoon
29 septembre 2006
Non, le blog n est pas tombe temporairement en panne. Nous n avons ni delaisse celui-ci, ni decide de ne plus partage avec vous ce voyage. Il se trouve seulement que votre tchamedoon, depuis son depart de Budapest, il y a un peu plus de deux semaines, sejourne en campagne, dans des villages ou des villes de petites tailles n offrant pas de connection ou de PC nous permettant un traitement de nos images et de nos prises de son.
Alors quoi de neuf depuis?
Nous pourrions ecrire ici que notre voyage n a pas demarre en Hongrie comme nous vous le contions mais en Roumanie. Pourquoi ceci? Parce que nous avons debute notre itinerance de guest houses en pensions ici, alors que nous etions confortablement installe dans un appartement mis a notre disposition a Budapest , mais surtout et avant tout parce que la Roumanie est encore un pays sauvage, suffisement impoli et debraye pour que ce que nous considerons etre une voyage puisse y etre mene.
La Roumanie est un terrain vague. Un terrain vague tel que celui que vous avez peut etre connu dans les annees 70 derriere votre HLM: buttes defoncees, objets manufactures en fin de carriere, gravats. Ces espaces etaient peut etre peu reluisants mais ils nous offraient une telle liberte. La Roumanie, nous la trouvons un petit peu comme ca. Parfois mal peigne le matin, mariant d improbables couleurs, aussi laiderone a certain moment quel peut etre belle et poetique. Bref, foutraque mais vivante. Ce changement et cette atmosphere sont immediats des le poste frontiere de la tres propre Hongrie franchi.
Nous avons debute notre decouverte de la Roumanie par une grosse semaine passe en Maramures et sommes depuis trois jours en Bucovine du sud en Moldavie roumaine. Maramures et Bucovie sont toutes deux au nord du pays et bordent l Ukraine.
Petites montagnes verdoyantes parcemees de meules de foin, terre bien cultivee, forets commencant a se charger des couleurs de l automne, charettes tirees par deux chevaux charge de fourrage, de noix. On fend et on rentre du bois en prevision de l hiver qui arrivera ici rapidement. La region de Maramures serait un musee vivant des traditions. On y porte encore pour une partie de la population le vetement traditionnel particulierement le dimanche, jour de l office.
Peu a peu sans que nous en prenions conscience, l etat de voyageur s installe en nous. Boucler rapidement notre casa est devenu un automatisme, chaque objet ayant desormais trouve sa place pour minimiser la taille de notre bagage. Nos journees sont bien remplies au point que nous n avons pu consacrer pour l instant que trop peu de temps a la lecture et la tenu de notre journal. Parce que nous n allons que rarement au restaurant et parce que nous ne pouvons plus cuisiner, nous avons entrepris un regime de salade aux concombres et tomates. En allant vers l est, les concombres se sont d abord raccourcis, ont durci au point de devenir aujourd hui, ici, des cornichons. Nous accompagnons ces salades de charcuterie: salami et viandes au paprika en Hongrie, poulet et autres viandes fumees en Roumanie.
Tres rapidement nous vous promettons de mettre en ligne quelque photos et de vous conter un peu plus notre sejour au nord de la Roumanie. Le titre du prochain post devrait etre quelque chose comme "Mariage a Botiza". Eh, oui, il sera encore question de ceremonie religieuse.
A bientot,
Sheytoon
23 septembre 2006
Mariage a Botiza
Nous avons eu la chance de pouvoır voır et de prendre part au marrıage quı etaıt celebre a Botıza lors de notre sejour. Nous avıons bıen remarque des le mılıeu de semaıne deux jeunes, deux tres jeunes personnes, bras dessus-bras dessous, un large sourıre sur le vısage de la jeune fılle, une fleur blanche epınglee sur le revers de la veste du jeune garcon, se rendant de maıson en maıson. Nous avıons eu la puce a l'oreılle; ıl s'agıssaıt bıen de jeunes futures marıes venant offıcıalıser l'ınvıtatıon du vıllage a leur noce ce samedı.
Tous deux vıennent de Botıza et la future marıee n'a que 16 ans.
Les noces se derouleront dans la salle communale et chacun partıcıpe a la preparatıon de celle-cı. Pendant plusıeurs jours les femmes s'actıveront derrıere d'enormes marmıtes et bassınes afın de confectıonner des gateaux. On decore, posıtıonne les tables et assıettes quı devront accueıllır le vıllage, Bref, le bon deroulement de ces noces est aussı l'affaıre de tous. Botıza abrıte une famılle de musıcıen quı a sa renomme. Pas la peıne de faıre venır un groupe.
Avant que le marıage ne soıt celebre, famılles, amıs et voısıns se retrouvent respectıvement dans la maıson de chacun des futurs. Le vıllage est sur son trente et un. Les habıts sont peu dıfferents de ceux que l'on porte pour les champs; ıls sont sımplement plus neufs et tout propres. Poınt de maquıllage ou de bıjoux. Certaıns ont revetu de beaux habıts tradıtıonnels ouvrages. Quelques jeunes adolescentes arborent une robe de soıree.
Des musıcıens sont la pour anımer les adıeux de la jeune fılle a ses parents. On trınque a l'eau de vıe quı coule ıcı a flot et que l'on sert a pleıne cruche. L'ambıance est sımple et joyeuse. Jamaıs on ne nous fera sentır que nous sommes de trop.
A ecouter : Mariage_Botiza_01
La jeune fılle se doıt de demander pardon a ses parents pour ce depart. Accompagner des sanglots respectıfs de la marıee et de ses parents, ce moment etaıt emouvant.
Puıs un a un, proches amıs et parents vıennent prodıguer en chantant, une bouteılle d'eau de vıe a la maın, quelques conseıls pour sa vıe future:
A ecouter : Mariage_Botiza_02
Il est 19h00. L'ınformatıon est arrıvee. Le cortege du jeune marıe est partı en dırectıon du portaıl de l'eglıse. Il est temps de partır, chacun des corteges accompagne de leur musıcıens devant retrouver le pope au pıed du portaıl.
A ecouter : Mariage_Botiza_03
Une foıs le marıage relıgıeux prononce, tous se retrouvent dans la salle communale. Le repas est sımple et dıffere peu de l'ordınaıre. Sı les vıeux restent assıs, les jeunes de tout age dansent et les musıcıens ne s'epargnent pas (a vous de juger).
A ecouter: Mariage_Botiza_04
17 septembre 2006
16 septembre 2006
"Le samedi a Cluj-Napoca, c est le jour de mariage."
Nous sommes en fin de matine ce samedi et nous nous dirigeons vers le parc principal de la ville. Un peu avant, un cortege de Dacia 1300 (l ancienne voiture nationale, copie de notre R12) couvrant la palette de colorie offerte par le constructeur durant deux decenies, de quelques Logan et d une ou deux voitures de constructeurs etrangers pour les plus aises, traversait la ville a grand renfort de coups de klaxon, ballons gonflables et larges rubans rouges et blancs virevoltant avec la vitesse.
A l ombre des grands arbres couvrant les allees du parc, une jeune mariee et son compagnon aide de leur photographe attitre, s ingenient a mettre en place la robe et a trouver l angle ideal pour quelques cliches. Quelques metres plus loin, sur la gauche, un autre couple marche main dans la main avec un sourire complice et echange des baisers devant la camera. Un troisieme, dans un grand classique des vitrines de photographe, enlace de part et d autre le tronc trop large d un arbre dans une position defiant les lois de la gravite et une composition generale qui ne trouvera jamais son naturel (vachard et goujat, j ajoute ici, sans jeu de mot, que la mariee etait de plus, boulotte). Le parc, a cet instant precis, pulule de jeunes maries. C est que la mairie de Cluj, en cette journee ensoleillee, a delocalise la salle des mariages et le maire officie du haut du kiosque a musique. A droite du kiosque et autour du bosquet central, les jeunes couples ayant deja echange de grands "Da" et leurs convives; a gauche les candidats en attente. Combien sont-ils encore? Six, une dizaine ou plus? C est a la chaine que les unions sont prononcees ici.
La foule des convives est diverse et contrastee. Une bonne partie des ainees sont encore couverte d un voile lorqu elles ne sont pas integralement de noir vetues. Les hommes ont le chapeau visse sur la tete, rejete en arriere pour lui donner plus de caractere et moins de formalisme. Les femmes plus jeunes ont elles investi dans des robes de soiree aux couleurs vives, rouge, bleu turquoise ou indigo, aux matieres soyeuses. L ensemble est sophistique: dos nu, larges decolettes, coiffures, maquillages, chaussure a (tres) haut talon. La tenue de certaine n a rien a envier a celle des claudettes, il fut un temps. Lors de la photo en compagnie de la ou des maries, on peut lire, lorsque vient le tour d une de ces "belles", la rivalite et les grincements de dents sur le visage d une partie des autres femmes.
Parmi les convives circulent des plateaux de gateaux secs que l on accompagne de palinka, une eau de vie de prune qui coule a flot ici. Des societes d organisation d evenements, des photographes sont la attendant qu on loue leur service. Des musiciens, cinq ou six violonistes, une clarinette, attendent a l extremite de la haie d honneur que maries et proche parents doivent franchir. Ils entonnent alors un air de circonstance, improvise une chanson afin que la famille fasse appel a leur service ou les gratifie au moins de quelques lei. Et si le beau-pere est un peu difficile a convaincre, c est sous l oreille qu on va lui placer l ouie du violon, en lui jouant un air qu il ne peut pas ne pas connaitre, afin qu il reagisse, en le poursuivant ainsi si necessaire. Il faut de la gouaille et du culot pour faire partir d un orchestre de mariage.
Apres avoir observe ce manege se produire et se repeter plusieurs fois, nous laisserons cette salle de mariage exterieur derriere nous. Nous retrouverons alors un peu plus tard dans les restaurants des hotels de la ville, l un ou l autre des groupes de marie.
Ce samedi 16 septembre a Cluj-Napoca, c etait le jour de mariage.





























