Tchamedoon

Une errance de dix mois entre Paris et Phnom Penh par voie terrestre.

12 mai 2007

Tea shop a Yangoon

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Ecoutez: Tea_shop

Posté par Sheytoon à 16:18 - 07 Myanmar - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


11 mai 2007

C'est avec violence que nous aurons quitte le sol indien, dans une poussee des gaz nous arrachant au tarmac de l'aeroport de Calcutta, nous qui n'etions plus habitues qu'aux franchissements de portiques et de barrieres des postes frontieres terrestres. Du ciel, Calcutta, verte, semblait aeree. Reflets des eaux grises de la Hoogly serpentant. La mangrove, ensuite. Reseau de nervures aux eaux chargees venant se perdre au coeur de la foret. Les ilots de verdure se font de plus en plus etroits, les eaux l'emportent sur le vegetal puis c'est l'entree dans la baie du Bengale marquee par un changement de la couleur des eaux.Rideau: un ciel nuageux a ete tendu jusqu'a ce que nous commencions a descendre sur Yangoon.

A l'interieur les passagers sont composes a moitie de pelerins birmans revenant d'un voyage les ayants conduits entre Varanasi et le frontiere nepalaise a 4 ou cinq lieux ayant acueillis un evenement de la vie de Bouddha. Nous meme avions deja croise de tels groupes a Sarnath (lieu du premier sermon de Bouddha apres son Eveil) il y a 2 semaines. Hommes et femmes sont elegamment vetus d'un longyi aux couleurs sombres. Celui des femmes ceint autour de leur taille, un pan coince au niveau de la hanche et formant un pli courant le long de la jupe droite, celui des hommes ramene en son centre dans un noeud elegant. Chemisiers legers, veste courte a col et boutonnerie 'chinoise' rayonnants de blancheur. Le groupe se distingue par l'harmonie de ces couleurs. Quelques moines en toge safran fonce, des nones en robe rose bonbon encadre le groupe qui plaisante avec discretion.

Pas evident de quitter l'Inde apres trois mois. Au ce n'est pas les six ou neuf mois que de nombreux voyageurs passent ici mais tout de meme. Avec ses qualites et ses defauts, se diversite et sa richesse culturelle unique, ces sources d'enervement parfois, on l'aime ce pays et nous le quittons en nous sachant de retour un jour, bientot peut-etre qui sait.

Le Myanmar par sa quietude est l'etape ideale apres quatre mois et demi dans le tumulte des villes du sous-continent. Quelle infinie douceur et gentillesse offerent chaque jour par la population du Myanmar. Quelques jours nous furent necessaires pour 'accrocher les wagons' et nous avons decouvert au combien notre comportement, notre regard ou nos habitudes s'etaient adaptes au sous-continent.

Bien que nous soyons arrives ici le dernier jour du Water festival, la fete annuelle la plus importante du pays, que Yangon etait sillonnee par des pick-up, camions, jeeps charges de garcons et jeunes filles se faisant arroses au niveau de podium prevu a cet effet, chantant et se tremoussant au son des beats de la musique electonique, que de petits garcons ou de petites filles nous attendaient au coin de la rue armes d'une tasse, d'un pistolet ou d'un baquet d'eau, la ville nous semblait a nous, aussi etrange que cela puisse paraitre, sage, calme, ordonnee et Sule paya, sa place centrale peu peuplee.

Le Myanmar ne connait que trois saisons et notre periode de sejour coincidait avec le point culminant de l'ete. Dans quelques jours debutera la saison des pluies. Les temperatures elevees en plaine nous ont conduit a privilegier les reliefs legerement montagneux de l'etat du Shan jouxtant a l'est du Myanmar la Thailande, le Laos et la Chine. Je confie a l'album photo future le role de vous donner une petite  idee de cette retraite de 4 semaines.

Impossible de ne pas evoquer sa situation politique lorsque l'on parle du Myanmar. Apres l’Iran et le Pakistan, nous visitons a nouveau un pays ou le pouvoir a  ete confisque. Meme si la nature profonde de ces dictatures est finalement semblable, l’expression quotidienne de ces pouvoirs est fortement differente.

Pour les touristes moyens que nous constituons, la junte nous a semble invisible et par la donc nous l’avons imagine omnipresente. Des soldats parfois tres jeunes dont nous sentions ou imaginions les explosions de mechancete gratuite et brutale possibles, l’utilisation de dollars et des tarifs sans commune mesure avec le niveau de vie du pays pour tous les services gouvernementaux (entrée des musees, transports,…) et l’hebergement, meme prive, voici les formes les plus tangibles que prenait au quotidien ce pouvoir. ‘Peoples’s desire : [...] Crush all internal and external destuctive elements as the common enemy’. Ecrit en larges caracteres blancs sur fond rouge sur des panneaux places a quelques endroits strategiques du pays (face a l’ambassade des Etats-Unis par exemple), ce sera la seule materialisation pour nous de la nature du pouvoir en place. Leurs visages ? Il nous aura fallu plus de trois semaines pour les decouvrire au detour de quelques photos exposees dans une pagode. Pas de culte de la personnalite donc. La population ? Jamais nous n’avons lance directement le sujet, nous laissions notre interlocuteur evoque celui-ci s’il le souhaitait. Bien souvent une phrase detournee precisait sa position et devait pour nous resumer a elle seule son sentiment. A ce jour et en l’absence de lectures complementaires, nous n’avons pas une idee exacte des souffrances et du combat cache derriere le sourire permanent de ce peuple birman.

Posté par Sheytoon à 16:46 - 07 Myanmar - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Saiaavashemaan 8-9 saaleh bood ke dar yek mehmaani khaanom e mohtarami az oo porsid: "Siaavash jaan! Doost daari dar aayandeh che kaare shavi?"
Jenaabe baraadar tebghe aadate hamishegiyash sari khaaraando menno menni kardo goft: "jahaan (makse siaavashi) gard".
Khaanom e mohtaram ghahghahe'ee sar daado goft: "Azizam, jahaangardi ke nashod shoghl!"
Eshaare'ee be pesarash ke hamsenno saale siaavash bood kardo afzood: " ... e man ke mikhaahad mohandes shavad. Hameye nomrehaayash ham 20 ast."


Hasht maaho andi safar kardimo jahaangardhaa didim, maasaazh nashodim yaa sefaareshe lebaas baraaye khayyati beheshaan nadaadim, ammaa naane dastpokht yaa panire vaaredeh az nepaaleshaan raa kharidimo tahsineshaan kardimo man har baar be yaade aaghaasi boodam ke por biraah nagofto aarezooye chandaan khaami nakard.

Posté par Mahdokht à 16:19 - 07 Myanmar - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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