Tchamedoon

Une errance de dix mois entre Paris et Phnom Penh par voie terrestre.

03 juin 2007

Chant nuptial

Il est 21h00 et le village Akha de Tong La situe a une journee de marche de l'axe routier percant la dense forte de la Nam Ha , bien que plonge dans l'obscurite, est encore fort anime. Les plus jeunes se poursuivent avec des batons, simulent des combats d'arts martiaux ou jouent avec des lampes de poche de conception chinoise. La foret toute proche etincelle de faisceaux lumineux emis par les vers luisants et le gresillement des insectes est a son comble.
Un chant doux, repetitif s'eleve. Ceux sont les jeunes filles du village qui revetuent de leur plus bel habit ornemente de pieces d'argent, cachees dans l'angle d'un batiment commun, entonnent un chant d'amour. Ce soir, les jeunes du village non maries dormiront dans la hutte qui leur est reservee. Un feu a ete dresse qui eclaire l'estrade ou les jeunes filles desormais s'alignent cote a cote. Sous le regard curieux des plus jeunes perches a plus de cinq metres du sol sur des branches d'arbres, les garcons entament leur cour:

Ecoutez: Akha_jeunes_filles

Pour en savoir plus sur les Akha: http://en.wikipedia.org/wiki/Akha

Posté par Sheytoon à 16:09 - 09 Laos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


01 juin 2007

Au vert

Tchamedoon ou sa moitie embarquait la derniere fois pour un trajet de 12 heures en 3eme classe le menant a Vientiane, capitale actuelle du Laos. De la ville emanent encore des parfums de son passe colonial francais, des airs de deja vu dans l'amenagement de l'espace, la signaletique, les enseignes 'La Poste' ou 'Au beau rivage', les joueurs de petanque le long du Mekong, les baguettes, les sandwitchs a 'la Vache qui rit' ou au pate que l'on garnit d'une genereuse poignee d'oignons nouveaux et que l'on releve d'une sauce piquante.

Malgre son statut et ces 200 000 habitants, il regne le jour a Vientiane un calme etouffant egal a celui d'une ville de sous-prefecture francaise en milieu d'apres-midi, le rideau des commercants baisse. Le soir, apres dix ans a peine d'ouverture du pays au tourisme, le tourisme sexuel va bon train et les 'couples' defilet sur la promenade longeant le Mekong. 24 heures de cet air nauseabond suffirent.

IMG_9577_MLe Myanmar fut pour nous une retraite au calme. Nous poursuivons celle-ci au vert, dans un calme egal, le sourire et la delicatesse du peuple birman en moins. Le nord Laos ou nous concentrons notre voyage (et plus exactement nord-ouest) est constitue d'un relief de petites montagnes couvertes d'un exuberant tapis vegetal. 6 millions d'habitants repartis sur un territoire quasi egal a la moitie de celui de la France ont permis de preserver de vastes etendues de forets humides sauvages d'ou emergent parfois, ici et la, des sommets en pain de sucre. A proximite des village, au milieu de ce tapis vert s'offrent des pans entiers de collines entierement denudes par les brulis operes cycliquement pour permettre la culture. Comme le disait notre guide lors d'un trek realise il y a quelques jours au sujet d'une des ethnies, les Akha, peuplant ces montagnes: 'Akha people first cut the forest!'.

Il y a moins d'une semaine nous nous rendions en velo a l'un des petits postes frontieres ouvrant les portes de la Chine, ce soir, les eaux du Mekong nous separent de la Thailande. Deux jours de bateaux sur ce fleuve vont a present nous renconduire a Luang Prabang, ancienne capitale du royaume du million d'elephants et du parasol blanc (http://fr.wikipedia.org/wiki/Luang_Prabang).

Posté par Sheytoon à 14:20 - 09 Laos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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