Tchamedoon

Une errance de dix mois entre Paris et Phnom Penh par voie terrestre.

04 septembre 2007

من کوجام؟ اینجا کوجاس؟پَه این لباسا مال کیَن؟ اصَن من کیَم؟

جسمم اینجاست و روحم ناکجا

در درونم هلهله است

انگاری ارواح اقوام دور دوره ام کرده اند

و مدام می رقصانندم

Piste_1

Piste_2

Piste_3

وووووووررررررررررررررررررررر

به گَمونم که لای گیسای مَدُخی جن داره

Posté par Mahdokht à 10:06 - 10 Douce France, ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


03 septembre 2007

...هوی ماماماماوُی... هِی لِی لِ لِی لِ لِی

یک سال پیش چنین روزی راهی شدیم

...  شاید کاش نمی شدیم

             

آسوده بر کنار چو پرگار می شدم

دوران چو نقطه عاقبتم در میان گرفت

Bratsch___Nane_Tsora

          

Posté par Mahdokht à 17:27 - 10 Douce France, ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2007

Inde de Poche

Ce n'était pas là-bas mais aujourd'hui même, ce matin, dans les rues de Paris, dans les quartiers nord de la capitale, une procession organisée à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du seigneur Ganesh. Un festival qui se tient chaque année depuis douze ans déjà et qui rassemble population tamoule et un public parisien chaque année plus nombreux.

Est-il utile de vous décrire nos sentiments, notre émotion lorsque les flutes émirent leurs premières notes nasillardes alors que les nuages laissés enfin un rayon de soleil illuminer la cour du temple encombrée par les chars, les danseurs et les musiciens, les dévots et les badauds.

Il y a un an, demain, nous partions.

Ganesh_02

Ganesh_03

Ganesh_01

Ecoutez le cortège, c'est du gros son!
Fete_Ganesh_2007_Part1
Fete_Ganesh_2007_Part2

Les photos sont extraites du site officiel du temple même. Pour plus d'information concernant ce festival, cliquez ici.

Posté par Sheytoon à 14:00 - 10 Douce France, ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 août 2007

Bilans

Jeter quelques chiffres et intituler ce post 'Bilans' pourraient sembler aux yeux de certains une maigre leçon, les signes d'une insensibilité ou un amour trop grand pour le chiffre après un tel voyage. Cela serait justifié et c'est, cependant, ce à quoi je vais procéder, manière d'échapper pour l'instant à des conclusions plus profondes et plus difficiles à formuler, petites comptabilités pour se détourner d'une tâche plus grande.

35000 km nous aurons parcouru en car, en train, en pick-up, voiture indiviuelle, vannette, blottis sur le plateau arrière au milieu des locaux et de leurs bagages aussi volmineux que le notre, droits et fières sur une galerie ou en désequilibre sur une ridelle bricolée devenue strapontin, en rickshaw, en tuk-tuk, vélo, mobylette, à dos de chameau où sur des barges de toutes dimensions, 35000 km de route dans sa définition la plus large, 35000 km pour un voyage au total de 47000km (c'est à dire incluant le voyage aérien retour pour ceux qui n'auraient pas suivi).

9500€ le budget total pour réaliser cette équipée de dix mois (hors achats des quelques matériels nécessaires avant notre départ). Voici, pour ceux que cela interesseraient éventuellement, notre budget journalier par pays pour 2 personnes:

   - Hongrie     50€
   - Roumanie  39€
   - Turquie     45€
   - Iran          24€
   - Pakistan    15€
   - Inde         14€
   - Myanmar   12€
   - Laos         15€

Inclus:                                  Exclus:
   - logement                             - achats personnels divers
   - nourriture                            - dépenses extraordinaires (guide trek, safari,...)
   - transport
   - entrées musées,...

Pour terminer, voici l'adresse d'un autre blog de voyage, 'En vadrouille sur la citrouille', tenu par un jeune couple de français aujourd'hui également revenu à la maison: http://unptittour.blogs-de-voyage.fr/

Posté par Sheytoon à 12:14 - 10 Douce France, ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2007

Paris Orly - 12h30

Bien évidemment, nous connaissons l’adage récent suivant lequel y-a-plus-d’saison. Nous avions entendu vaguement parler d’un temps magnifique sur la France en avril, puis de la météo moins clémente qui avait sévi ensuite mais mentalement ce mardi 3 juillet, nous n’étions pas préparé à ceci : un tarmac qui ne se laisse découvrir qu’à une altitude d’une dizaine de mètres au plus, la bruine et pas plus de 17°C.

IMG_0078_M

Pour faciliter notre réaclimatation, nous nous réjouissions de notre retour au début de l’été. Paris, la France avaient, elles, cependant revêtus leurs habits de novembre. Pour nos retrouvailles, grisonnante, sombre, Paris manquait de sex-appeal. Depuis, nous avons remisé nos vêtements amples, légers, nos sandales qui ne nous avaient pas quittés depuis six mois et ré enfilé nos vêtements d’hiver. Polaires, deux couches, car nous avons froid ; un froid dans le corps que nous avions déjà oublié.

Parisiens, nous étions étonnés par votre manque de sourire dans les transports en commun. Regards en diagonale, absents, cherchant vraisemblablement une échappatoire à la promiscuité. Nous prenions la mesure du nombre de petites agressions verbales, rixes, gestes d’énervement, qui émaillent les transports et de façon plus large les rapports entre les habitants de la ville.

Dix mois ne permettent pas de revenir en étranger, en touriste dans une ville où l’on a vécue huit ans, mais le voyage permet une lecture neuve. Après avoir traversé l’Inde que l’on associe ici instantanément à tort ou à raison aux scènes de pauvreté, nous sommes frappés par la misère sociale qui s’affiche ici. Je n’en prendrai pour exemple seul que le nombre important d’esseulé beuglant dans le métro ou dans la rue des paroles incompréhensibles. La forme qu’elle prend ici en « occident » est certes différent, mais la pauvreté touche, si vous l’aviez oublié, une grande partie de la population aussi.

Dès le franchissement des services de l’immigration de l’aéroport, nous étions confrontés aux aboiements rudes et aux injonctions désordonnées de la police française. Cow-boys montés sur rangers, la police française cultive son style et sa singularité, nous pouvons vous le dire. Ce premier après-midi, nous étions effarés par le nombre de petites unités, quatre ou cinq rambo, patrouillant dans les stations de métro, la gare ou dans les trains. Les contrôles au faciès étaient permanents, et nous fumes même gratifier d’une arrestation d’un étranger que nous supposerons en situation irrégulière. Quelques jours plus tard, c’est au spectacle d’un scooter que l’on venait d’incendier en milieu de journée auquel j’assisterai. Tension et violence sont perceptibles dans la ville.

Difficile, impossible, de capter et de retranscrire toutes les impressions qui nous envahissent à notre retour. Pour échapper à un discours plein de reproche, et être juste, il me faut évoquer mon ivresse en découvrant la multitude d’événements culturels annoncés sur les murs, dans les gratuits ou les flyers cet été et pour la saison à venir. Vitrines, rayonnages débordent de livres ou de revues suscitant mon intérêt.

Voilà, nos valises sont temporairement entreposées pour le mois de juillet dans le quartier Jaurés et c'est avec le regard du voyageur que nous allons redémarrer notre vie d'ici. A bientôt.

Posté par Sheytoon à 13:00 - 10 Douce France, ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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