Tchamedoon

Une errance de dix mois entre Paris et Phnom Penh par voie terrestre.

01 juin 2007

Au vert

Tchamedoon ou sa moitie embarquait la derniere fois pour un trajet de 12 heures en 3eme classe le menant a Vientiane, capitale actuelle du Laos. De la ville emanent encore des parfums de son passe colonial francais, des airs de deja vu dans l'amenagement de l'espace, la signaletique, les enseignes 'La Poste' ou 'Au beau rivage', les joueurs de petanque le long du Mekong, les baguettes, les sandwitchs a 'la Vache qui rit' ou au pate que l'on garnit d'une genereuse poignee d'oignons nouveaux et que l'on releve d'une sauce piquante.

Malgre son statut et ces 200 000 habitants, il regne le jour a Vientiane un calme etouffant egal a celui d'une ville de sous-prefecture francaise en milieu d'apres-midi, le rideau des commercants baisse. Le soir, apres dix ans a peine d'ouverture du pays au tourisme, le tourisme sexuel va bon train et les 'couples' defilet sur la promenade longeant le Mekong. 24 heures de cet air nauseabond suffirent.

IMG_9577_MLe Myanmar fut pour nous une retraite au calme. Nous poursuivons celle-ci au vert, dans un calme egal, le sourire et la delicatesse du peuple birman en moins. Le nord Laos ou nous concentrons notre voyage (et plus exactement nord-ouest) est constitue d'un relief de petites montagnes couvertes d'un exuberant tapis vegetal. 6 millions d'habitants repartis sur un territoire quasi egal a la moitie de celui de la France ont permis de preserver de vastes etendues de forets humides sauvages d'ou emergent parfois, ici et la, des sommets en pain de sucre. A proximite des village, au milieu de ce tapis vert s'offrent des pans entiers de collines entierement denudes par les brulis operes cycliquement pour permettre la culture. Comme le disait notre guide lors d'un trek realise il y a quelques jours au sujet d'une des ethnies, les Akha, peuplant ces montagnes: 'Akha people first cut the forest!'.

Il y a moins d'une semaine nous nous rendions en velo a l'un des petits postes frontieres ouvrant les portes de la Chine, ce soir, les eaux du Mekong nous separent de la Thailande. Deux jours de bateaux sur ce fleuve vont a present nous renconduire a Luang Prabang, ancienne capitale du royaume du million d'elephants et du parasol blanc (http://fr.wikipedia.org/wiki/Luang_Prabang).

Posté par Sheytoon à 14:20 - 09 Laos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


15 mai 2007

Transit

Depuis quelques jours, Tchamedoon fait route double, separee. L'ambassade de Thailande au Myanmar a maintenu comme celle de Delhi, son opposition a la delivrance d'un visa transit a mon compagnon de route iranien ou pour etre plus exact, trois semaines n'ont pas ete suffisantes pour obtenir une reponse a la demande d'etude de cas depose aupres de ses services. L'Iran figure en effet parmis une liste comportant une quarantaine de pays a majorite religieuse musulmane necessitant pour ces ressortissants une etude de dossier approfondie. Mahdokht s'est donc rendue par voie aerienne a Vientiane, capitale du Laos, via Bangkok ou je me suis arrete moi, pour organiser notre retour et reprendre la route plus economique (tres exactement 40 fois plus economique). Ce soir, apres 2 jours passes ici, je prendrai le train qui me conduira demain matin a Nong Khai, ville frontiere menant une fois le Mekong franchi a Vientiane.

Il n'est pas evident de se sentir immediatement a l'aise dans la tres moderne et occidentalisee Bangkok apres 1 mois passe au Myanmar, apres la route qui a ete la notre. Vaste aeroport de beton brut et de verre a l'architecture impersonnelle, immenses echangeurs routiers, chaussees superposees pour le doublement du flux d'un parc automobile de voitures individuelles nombreuses et absolument neuves alors qu'a Yangoon circulent avant tout des bus et des pick-up ou l'on monte a plus de 30, omnipresence de la publicite, forte densite d'occidentaux ou plutot d'occidentalises. Heureusement par quelques aspects (restauration de rue, marches, bateaux sur ces canneaux), la ville demeure encore asiatique. Il y aurait beaucoup a dire mais je dois faire court.

Cette annee, l'ete avait debute pour nous mi-janvier et atteint son point culminant des les derniers jours de mars. Desormais, alors que l'arrivee de la mousson n'est annoncee que fin mai a la pointe sud du Myanmar, depuis une semaine, la saison des pluies est bien installee donnant aux journees une ambiance automnale par des temperatures de plus de 30 degre celsius.

A bientot,

Sheytoon

Posté par Sheytoon à 11:00 - 08 Thailande - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2007

Tea shop a Yangoon

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Ecoutez: Tea_shop

Posté par Sheytoon à 16:18 - 07 Myanmar - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2007

C'est avec violence que nous aurons quitte le sol indien, dans une poussee des gaz nous arrachant au tarmac de l'aeroport de Calcutta, nous qui n'etions plus habitues qu'aux franchissements de portiques et de barrieres des postes frontieres terrestres. Du ciel, Calcutta, verte, semblait aeree. Reflets des eaux grises de la Hoogly serpentant. La mangrove, ensuite. Reseau de nervures aux eaux chargees venant se perdre au coeur de la foret. Les ilots de verdure se font de plus en plus etroits, les eaux l'emportent sur le vegetal puis c'est l'entree dans la baie du Bengale marquee par un changement de la couleur des eaux.Rideau: un ciel nuageux a ete tendu jusqu'a ce que nous commencions a descendre sur Yangoon.

A l'interieur les passagers sont composes a moitie de pelerins birmans revenant d'un voyage les ayants conduits entre Varanasi et le frontiere nepalaise a 4 ou cinq lieux ayant acueillis un evenement de la vie de Bouddha. Nous meme avions deja croise de tels groupes a Sarnath (lieu du premier sermon de Bouddha apres son Eveil) il y a 2 semaines. Hommes et femmes sont elegamment vetus d'un longyi aux couleurs sombres. Celui des femmes ceint autour de leur taille, un pan coince au niveau de la hanche et formant un pli courant le long de la jupe droite, celui des hommes ramene en son centre dans un noeud elegant. Chemisiers legers, veste courte a col et boutonnerie 'chinoise' rayonnants de blancheur. Le groupe se distingue par l'harmonie de ces couleurs. Quelques moines en toge safran fonce, des nones en robe rose bonbon encadre le groupe qui plaisante avec discretion.

Pas evident de quitter l'Inde apres trois mois. Au ce n'est pas les six ou neuf mois que de nombreux voyageurs passent ici mais tout de meme. Avec ses qualites et ses defauts, se diversite et sa richesse culturelle unique, ces sources d'enervement parfois, on l'aime ce pays et nous le quittons en nous sachant de retour un jour, bientot peut-etre qui sait.

Le Myanmar par sa quietude est l'etape ideale apres quatre mois et demi dans le tumulte des villes du sous-continent. Quelle infinie douceur et gentillesse offerent chaque jour par la population du Myanmar. Quelques jours nous furent necessaires pour 'accrocher les wagons' et nous avons decouvert au combien notre comportement, notre regard ou nos habitudes s'etaient adaptes au sous-continent.

Bien que nous soyons arrives ici le dernier jour du Water festival, la fete annuelle la plus importante du pays, que Yangon etait sillonnee par des pick-up, camions, jeeps charges de garcons et jeunes filles se faisant arroses au niveau de podium prevu a cet effet, chantant et se tremoussant au son des beats de la musique electonique, que de petits garcons ou de petites filles nous attendaient au coin de la rue armes d'une tasse, d'un pistolet ou d'un baquet d'eau, la ville nous semblait a nous, aussi etrange que cela puisse paraitre, sage, calme, ordonnee et Sule paya, sa place centrale peu peuplee.

Le Myanmar ne connait que trois saisons et notre periode de sejour coincidait avec le point culminant de l'ete. Dans quelques jours debutera la saison des pluies. Les temperatures elevees en plaine nous ont conduit a privilegier les reliefs legerement montagneux de l'etat du Shan jouxtant a l'est du Myanmar la Thailande, le Laos et la Chine. Je confie a l'album photo future le role de vous donner une petite  idee de cette retraite de 4 semaines.

Impossible de ne pas evoquer sa situation politique lorsque l'on parle du Myanmar. Apres l’Iran et le Pakistan, nous visitons a nouveau un pays ou le pouvoir a  ete confisque. Meme si la nature profonde de ces dictatures est finalement semblable, l’expression quotidienne de ces pouvoirs est fortement differente.

Pour les touristes moyens que nous constituons, la junte nous a semble invisible et par la donc nous l’avons imagine omnipresente. Des soldats parfois tres jeunes dont nous sentions ou imaginions les explosions de mechancete gratuite et brutale possibles, l’utilisation de dollars et des tarifs sans commune mesure avec le niveau de vie du pays pour tous les services gouvernementaux (entrée des musees, transports,…) et l’hebergement, meme prive, voici les formes les plus tangibles que prenait au quotidien ce pouvoir. ‘Peoples’s desire : [...] Crush all internal and external destuctive elements as the common enemy’. Ecrit en larges caracteres blancs sur fond rouge sur des panneaux places a quelques endroits strategiques du pays (face a l’ambassade des Etats-Unis par exemple), ce sera la seule materialisation pour nous de la nature du pouvoir en place. Leurs visages ? Il nous aura fallu plus de trois semaines pour les decouvrire au detour de quelques photos exposees dans une pagode. Pas de culte de la personnalite donc. La population ? Jamais nous n’avons lance directement le sujet, nous laissions notre interlocuteur evoque celui-ci s’il le souhaitait. Bien souvent une phrase detournee precisait sa position et devait pour nous resumer a elle seule son sentiment. A ce jour et en l’absence de lectures complementaires, nous n’avons pas une idee exacte des souffrances et du combat cache derriere le sourire permanent de ce peuple birman.

Posté par Sheytoon à 16:46 - 07 Myanmar - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Saiaavashemaan 8-9 saaleh bood ke dar yek mehmaani khaanom e mohtarami az oo porsid: "Siaavash jaan! Doost daari dar aayandeh che kaare shavi?"
Jenaabe baraadar tebghe aadate hamishegiyash sari khaaraando menno menni kardo goft: "jahaan (makse siaavashi) gard".
Khaanom e mohtaram ghahghahe'ee sar daado goft: "Azizam, jahaangardi ke nashod shoghl!"
Eshaare'ee be pesarash ke hamsenno saale siaavash bood kardo afzood: " ... e man ke mikhaahad mohandes shavad. Hameye nomrehaayash ham 20 ast."


Hasht maaho andi safar kardimo jahaangardhaa didim, maasaazh nashodim yaa sefaareshe lebaas baraaye khayyati beheshaan nadaadim, ammaa naane dastpokht yaa panire vaaredeh az nepaaleshaan raa kharidimo tahsineshaan kardimo man har baar be yaade aaghaasi boodam ke por biraah nagofto aarezooye chandaan khaami nakard.

Posté par Mahdokht à 16:19 - 07 Myanmar - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 avril 2007

Par un petit matin d'ete,
Quand le soleil vous chante au coeur,
Quelle est belle la liberte, la liberte.

Pour reecouter:
Heureux_Qui_Comme_Ulysse_01
Heureux_Qui_Comme_Ulysse_02

Posté par Sheytoon à 16:53 - 06 Inde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2007

Fardaa saale noye bangaali asto emrooz sobhemaan raa rooye roodkhaaneye Hoogly e kalkatteh, dar ghaayeghi dar javaare do dooste taazehyaafteye iraanio dokhtarakaane khoshsedaaye hendi separi kardim.

Emshab aakharin shab e hendoostaaniye maast va fardaa sobh be Myanmar (Bermeh) parvaaz mikonim.

Ghasdemaan in bood ke taa jaayee ke momken ast be zamini boodane safaremaan vafaadaar bemaanim, ammaa baa vojoode hamsaayegiye Myanmar baa hend, marzhaaye zaminiye in keshvar hamegi basteh hastando tanhaa raah e momken safar e havaayeest.

Taa yek mahe pish tasmimm daashtim ke dar paayaane safare hend, az kalkatteh be Bangkok beravim,3- 4 roozi bemaanim va sepas az aanjaa zamini vaarede Laos shavimo ba’d az aan Kambojo dar nahaayat az Bangkok be Dubai beravimo az aanjaa baa keshti bargardim be iraan.

Amaa yek maahe pish dar jonoobe iyaalate Gujarat na chandaan door az Bamba’ee, be towre ettefaaghi fahmidim ke iraan az jomleh keshvarhaayeest ke ahaaliash nemitavaanand vizaaye Thailandeshaan raa dar foroodgaah daryaaft konando baayad pish az vorood be fekre aan baashand.

Kholaase bedintartib majboor shodim baaghiye barnaameye safaremaan raa be kol taghyeer dahimo be jaaye edaameye masiremaan dar emtedaade zel’e gharbiye keshvar be samte Kerala dar jonoobe hend, be Delhi aghabgard konim.

Hend bozorg asto nemishavad be raahati dar moddati kam darnavardidash. Maa az hamaan avval sa’y kardim ke pas az vorood az marze paakestaan zarreh zarreh pish beravim va be jaaye parreshhaaye mokarrar be invaro aanvar va peimoodane masaafathaaye toolaani baa ghataar, safare khod raa dar gharb motemarkez konimo dar nahaayat saraaziri be Kerala khatm shaved.

Amaa be har haal chaare’ee be baazgasht be Delhie porhayaahoo nabood.

Do hafte’ee dar paayetakht maandim. Bakhshe a’zame roozhaaye avvalash be chako chaaneh zadan baa sefaarate Thailand gozasht ke dar nahaayat vizaaye man raa nadaadando tojiheshaan aan bood ke baraaye iraaniyaane gheire moghime hend sodoore aan momken nist, hattaa agar tanhaa transit baashad.

Tanhaa raahe momkene pishe rooye maa safar be Myanmar bood ke dar ideye avvalieh va dar avaayele safar joz’ee az masiremaan bood. Amaa ba’dhaa be dalile kamboode vaght hazfash kardim. Kholaaseh bedintartib barnaameh avaz shod va bedoone dardesar vizaaye Myanmar va Laosemaan raa dar Delhi daryaaft kardim. Hamaanjaa az forsat estefaadeh kardimo Sylvain baa kamaki mo’attali- be dalile mosaadef shodane maajeraa baa nowroozo ta’tilaate edaari dar iraan- vizaaye iraanash raa gereft.

Dehlie baare dovvom shod yek towfighe ejbaari. Khoshbakhtaaneh hame’ash be sefarat baazi nagzashto yek festivaale majjaaniye raghso moosighio taa’aatr be tooremaan oftaad. Va bedintartib tamaame ba’d a zohr va shabhaayemaan raa baa raghso moosighi separi kardimo in forsat baa’es shod ke kamaki cheshmemaan be aartisrhaa va monavvarolfekraane hendoostaani aashnaa shaved.

Zemnan in baar khodemaan raa baarhaa o baarhaa dar khiyaabaanhaaye galo goshaado por golo derakhte dehli e now (New Delhi) gom kardimo dar paarkhaaye sarsabzash jowlaan daadim va man yekki ke hessabi ahlie in bakhsh az shahr shodam, hattaa agar har az gaahi zarghobarghe ziyaadie eddeh’ee az ahaalish hersam raa dar mi’aavardo az in hame tafaavote tabaghaati heyrat mikardam.

Pas az Delhi baa ghataar be Varanasi (Benares) paridimo bel’akhareh be Culcatta (kalkateye khodemaan).

Inghadr tanbali kardamo injaa naneveshtam ke fe’lan nemitavaanam vaarede joz’eeyaate bakhsh bakhsh safar shavam.

Ammaa aamadam injaa ke baraaye doostaani ke mail zadeh boodando jooyaaye edaameye masir shodeh boodand towzihe koochaki darbaareye edaameye barnaameh bedaham.

Raasti man dar Yangon (Ranggoon) dobaare baraaye visaaye Thailland darkhaast khaaham kard, shaayad baa tavajjoh be hamsaayegiye do keshvar kaaram joor shaved. Ammaa agar bedoone visa maandam, man havaayee be Laos mipparamo Sylvain az Thailand zamini vaared mishavado dar Vientiane e paayetakht be yekdigar molhagh khaahim shod.

Pas az aan ham dower Kamboj raa khat mikeshimo be iraan barmigardim. Albatte hargoone taghyeeri dar barnaameh emkaanpazir khaahad bood.

Seh maah hend boodimo engaar na engaar.

Be yek cheshmzadani safare maa be sar resido dar in sarzamine vasi’ee ke khodesh baraaye khodash ghaarre’eesto gooshe be gooshe’ash motefaavet, engaari in chand maah az laaye angoshtaane man sor khordo man yeki ke kaamaakan yek mosaafere koodake moshaahedegare heyraan maande’amo natavaanesteh’am az sathe moshaahede o hazze basar chandaan faraatar ravam.

Mahdoodiyate ettelaa’aatam ejaazeye chandaani baraaye ramzgoshaayee az in hameh voroodio mafhoomo sambol nemidaad. Didam, negaah kardam, kashf kardam, shegeft kardam, porsidam, taa jaayee ke Sylvain midaanesto mitavaanest tozih daado komakam kard.

Amaa baayad kolli bekhaanamo beshnavamo bebinamo dobaare bargardam taa betavaanam kamaki be didehaa va shenidehaayam omgh daham.

Kholaaseh safare avvalam boodo aakharin safaram nakhaahad bood.

In raa ham begooyam ke bi ensaafist agar kasi invarhaa biyaayad va tanhaa faghro sholooghio kasifie hend raa bebinad va cheshm raa bar in hameh rango zibaayee bebandado az hamzistiye in hame dino fergheh o maslak heyrat nakonad. Keshvari ke ra’ees jomhoorash mosalmaan asto nokhostvazirash siko ra’eese majlesash hendoo.

Posté par Mahdokht à 09:54 - 06 Inde - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 avril 2007

Qui sont-ils?

En Roumanie, en Turquie et en Iran parce que hors saison, au Pakistan ou ils constituent la majorite des visiteurs, nos chemins se sont croises. Nous avons echange nos vues, nous les avons cotoyes, voyageurs au long court, freres de route, partageant une meme satisfaction dans l’etat de voyage. Qui sont-ils?

Une majorite a entre vingt et trente-cinq ans, voyage seul et en est a son premier ou son second periple. Des tandems, des groupes se forment pour quelques heures, quelques semaines, au gre des rencontres puis se defont selon les options de chacun, mais la route sera menee d'un bout a l'autre seul. Des garcons, mais des filles egalement. Nombreuses. Des couples comme nous et des familles. Il est de plus en plus frequent de croiser leur camping-car d’ou descendent un ou deux enfant encore en bas age ou deja scolarises. Je vous invite a faire un petit tour sur le net pour decouvrir les sites tenus par ces caravanes familiales.

Il faut l’avouer, ils viennent massivement des pays dits riches: petite Europe, Japon, Coree, Australie, Nouvelle-Zelande, Etats-Unis, Israel. Quelques personnes d’Europe centrale, Slovenes, croates, polonais, serbes; ce type de voyage leur est aujourd’hui devenu possible. Mais jamais nous ne rencontrons de personne originaire du continent africain ou du moyen-orient. Souvent nous examinons quelques pages du registre de la guest-house ou nous decendons. Ce dernier chante a chaque fois le meme refrain ou nous retrouvons les memes abcents. Loin de moi l’idee de lancer un cocorico, les francais sont finalement assez nombreux dans cette partie du globe , alors que le conservatisme de notre societe ne favorise pas ce genre d’escapade.

Vous nous croyez bien chanceux ou aventurier avec nos “vacances” de dix mois mais milieu de nos colegionnaires, nous faisons pale figure. On part pour un an, dix-huit mois, deux ans et plus, sans date de retour et jusqu’a epuisement des caisses. Chaque economie quotidienne signifie alors prolonger l’aventure plus loin, plus longtemps.

La segregation mentionee auparavant mis a part, un tel voyage n’est pas une question d’argent ou de statut social. Ils sont nombreux a etre cuisinier, interimaires ou a n’avoir derriere eux qu’un petit boulot de deux annees. On voyage selon ses moyens et il est possible de limiter fortement sa depense journaliere dans des pays ou une bonne partie de la population vie avec moins d'un dollar par jour, quitte a dormir a la belle etoile ou a favoriser la plus possible  l’hospitalite accordee par la population locale.

Pour se deplacer, il y a ceux qui ont opte pour les transports publics comme nous, ceux qui voyagent exclusivement en train ou qui ne jurent que par le stop. D’autres particulierement les familles ont amenage lui une camionnette, lui un 4x4. Il y a les stakhanovistes de la pedale qui avalent les dix, vingt, trente milles kilometres de leur periple. Beaucoup d'entre eux se sont prepares avec soin. Ils sont equipes, surequipes et certains ont du rapidement abandonnes quelques kilos en trop qui usaient corps et machines. D’autres sont dans l’impro la plus totale, ont achete ici d’occasion un velo de fabrication locale a 250 roupies (environ 5 euros) sur lequel ils attachent a grand renfort de cordages un sac a dos ancien emprunte a un oncle. Ne croyez pas que ces oiseaux soient systematiquement des inveteres de la petite reine; le plus souvent, aussi etonnant que cela puisse paraitre, ils ont debute le cyclotourisme le jour de leur depart. Enfin il y a les Phileas Fog qui ont opte pour la grande boucle au prix souvent d’une course effrenee, un billet “tour du monde” dans la poche. Chaque mode de transport utilise, comme chaque personnalite dessine un voyage different.

Certains, dont nous faisons partis, prevoyeant sont lourdement charges. Et puis il y a les gentlemans dyogeniens: une serviette, un tee-shirt, un savon, une brosse a dent et un livre ranges dans un sac de vingt-cinq litres. Leurs vetements, ils les portent, achetent au bazar un vetement chaud lorsque les temperatures rafraichissent, vetement qu’ils cedent a un necessiteux des cette zone temperee quittee.

Leurs projets? Difficile d'ouvrir ce volet tant le champs est vaste meme s'il existe en la matiere des grands classiques.

Si vous aviez deja fait ce genre de voyage, je ne vous apprends rien. Peut-etre vous etes vous reconnus. Je n’ai pas echappe aux stereotypes et je m’en excuse. Pour les autres, voici une petite image de ces routards. Ils constituent une famille qui possede ses associations (www.abm.fr), ses festivals (www.abm.fr/fgt.html), ses forums (www.voyageforum.com). Peut-etre possedez vous le germe? Faites le grand saut, votre baluchon.

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06 avril 2007

All India Radio

Film: Shri 420 (1954) avec Raj KAPUR, le Chaplin du cinema indien
Song: Mera Jotha hai Japani

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RK_2

Posté par Sheytoon à 11:30 - 06 Inde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Appel

Debut juillet nous rentrerons.

La perspective ne nous enchante pas, nous fourmillons d'idee pour poursuivre notre voyage, nous aurons l'impression de laisser celui-ci en suspend mais cette realite est incontournable; il nous faudra rentrer et c'est la que nous faisons appel a vous. Si vous entendiez parler autour de vous d'un appartement sur Paris de 35/40 m2 en sous-location pour quelques semaines (6-8) , nous pourrions etre vivement interesses.

Nous vous remercions d'avance,

Sheytoon

Posté par Sheytoon à 07:04 - 06 Inde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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